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Elisabeth Alfs-Lapraz

Coupures annoncées par le Conseil fédéral

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Mesures d’économie prévues dans l’accueil extrafamilial, les compétences de base et l’insertion des personnes réfugiées

Sans surprise, le Conseil fédéral a annoncé, le 29 janvier, des coupes budgétaires de 2,7 milliards en 2027 et 3,6 milliards en 2028.

Bien que l’insertion professionnelle ne soit pas directement visée, les décisions annoncées auront un impact sur le travail des organisations d’insertion. Insertion Suisse identifie quatre grandes mesures qui freineront l’insertion sociale et professionnelle d’une population déjà fragilisée :

  • Suppression des fonds fédéraux pour la promotion des compétences de base des adultes.
  • Suppression du soutien aux prestations des organisations de formation continue.
  • Suppression du financement fédéral de l’accueil extrafamilial.
  • Réduction de la durée d’indemnisation des personnes réfugiées et admises à titre provisoire, passant de cinq ou sept ans à quatre ans.

Importance de la formation continue et des compétences de base

Dans un marché du travail toujours plus exigeant, marqué par une pénurie de main d’œuvre qualifiée, des parcours professionnels non linéaires et des évolutions technologiques rapides, le soutien à la formation continue est essentiel. Il favorise à la fois la reconversion professionnelle et le développement des compétences recherchées par l’économie. Toute coupe budgétaire dans ce domaine engendre inévitablement des coûts économiques et sociaux supplémentaires.

Les récents résultats de l’évaluation PIAAC ont d’ailleurs mis en lumière l’ampleur des besoins en formation continue dans le domaine des compétences de base des adultes. En Suisse, 1,67 million de personnes rencontrent des difficultés en lecture, en mathématiques ou en résolution de problèmes, un groupe surreprésenté parmi les personnes en recherche d’emploi.

L’acquisition de compétences de base est une condition essentielle à l’insertion et au maintien en emploi. Réduire les financements dans ce domaine reviendrait à fragiliser encore davantage un public déjà vulnérable et à limiter ses perspectives de mobilité sociale.

Insertion professionnelle et accueil extrafamilial

Les organisations d’insertion professionnelle soulignent régulièrement le rôle clé de l’accueil extrafamilial dans la réussite de l’insertion des parents, en particulier des femmes. Avec la guerre en Ukraine, de nombreuses personnes réfugiées sont des mères accompagnées de jeunes enfants, sans possibilité de s’appuyer sur un réseau familial resté au pays.

Sans solution de garde, il leur est impossible de participer à des mesures d’insertion professionnelle telles que des cours de langue, des formations ou des stages. L’accès à l’insertion et la prise en compte des besoins en garde d’enfants sont indissociables. En coupant dans l’accueil préscolaire, le Conseil fédéral met à mal un système déjà insuffisant et freine l’insertion professionnelle des jeunes parents.

Réduction de la durée d’indemnisation des personnes réfugiées

En limitant à quatre ans, au lieu de cinq ou sept, l’obligation d’indemnisation des personnes réfugiées et admises à titre provisoire, le Conseil fédéral remet en question la temporalité définie par l’Agenda Intégration Suisse. Pourtant, ce dispositif a fait ses preuves et affiche un bilan positif.

L’insertion professionnelle nécessite du temps pour surmonter des obstacles structurels tels que le logement, l’apprentissage de la langue, la reconnaissance des diplômes ou encore l’accès à des solutions de garde. Une réduction de la durée d’indemnisation risque d’imposer une vision à court terme de l’insertion et de négliger l’impact à moyen et long terme d’un projet professionnel solide. Cette mesure ne prend pas non plus en compte la réalité du terrain des organisations d’insertion.

Prochaines étapes

La consultation sur le paquet d’économies est ouverte jusqu’au 5 mai 2025. Insertion Suisse s’engagera, aux côtés de ses partenaires, contre ces coupes budgétaires. Le Parlement examinera le projet du Conseil fédéral lors de la session d’hiver 2025.

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Coup de projecteur sur l’insertion des personnes au bénéfice d’un statut S

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L’insertion professionnelle des personnes réfugiées d’Ukraine progresse

Le 21 janvier, Insertion Suisse a organisé deux webinaires (DE/FR) avec Adrian Gerber, délégué à l’intégration du DFJP. Plus d’une centaine de personnes s’y sont connectées pour faire le point sur l’insertion des réfugiés bénéficiant du statut S et sur les mesures mises en place par la Confédération. Cet article revient sur les messages clés abordés lors des échanges.

L’objectif initial d’intégrer 40 % des bénéficiaires du statut de protection S sur le marché du travail avant fin 2024 n’a pas été atteint. Selon les dernières données du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), leur taux d’emploi s’élevait à environ 30 % au 30 décembre 2024. Cependant, une analyse plus fine des chiffres révèle une dynamique encourageante. En effet, parmi les personnes arrivées en Suisse en 2022 et âgées de 18 à 50 ans, le taux d’emploi atteint 41,8 %. L’insertion professionnelle prend du temps, d’autant plus que les personnes réfugiées d’Ukraine ne sont pas toutes arrivées simultanément.

« L’Agenda Intégration Suisse fonctionne bien dans l’ensemble, même s’il reste des améliorations à apporter, notamment en matière de coopération, de contacts directs et de simplification des processus », a souligné Adrian Gerber.

Les défis à l’intégration des bénéficiaires du statut S restent nombreux : apprentissage de la langue, manque de solutions d’accueil pour les jeunes enfants, reconnaissance des diplômes et hautes exigences du marché du travail. Il n’existe pas de solution miracle ; seule une collaboration efficace entre les demandeurs d’emploi, les organisations d’insertion et les employeurs permettra d’avancer.

Dans cette optique, Adrian Gerber a pour mission de rapprocher ces trois groupes-cibles. Des rencontres ont été organisées avec les principales entreprises suisses et les spécialistes de l’insertion, tandis que les associations ukrainiennes jouent un rôle clé pour faciliter le dialogue. De nouveaux outils, comme JobMate et Path2Work, sont en cours de développement pour mieux connecter les besoins des entreprises et l’accompagnement des personnes réfugiées. L’accent a été mis sur l’importance d’un processus d’intégration progressif, basé sur l’expérience et l’adaptation continue.

D’ici l’automne 2025, l’obligation d’autorisation de travail pour les bénéficiaires du statut S devrait être remplacée par une simple obligation d’annonce, harmonisant ainsi leurs conditions d’emploi avec celles des personnes admises à titre provisoire. Par ailleurs, la prolongation du délai de départ pour les personnes réfugiées exerçant une activité lucrative, décidée par le Conseil fédéral, constitue une incitation supplémentaire pour les employeurs à engager des personnes bénéficiant du statut S.

Un engagement nécessaire pour une insertion durable

Insertion Suisse se réjouit de voir que les efforts en faveur de l’insertion professionnelle des personnes réfugiées d’Ukraine commencent à porter leurs fruits. L’évolution des cadres réglementaires, le développement d’outils adaptés et le renforcement des synergies entre les acteurs de l’insertion et les employeurs sont des leviers clés pour faciliter l’accès au marché du travail. Néanmoins, les questions de l’accueil préscolaire et de la facilitation de la reconnaissance des diplômes sont encore des chantiers nécessitant davantage de ressources et le développement de nouvelles solutions.

Belles fêtes de fin d’année

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Bonnes fêtes de fin d’année !

Le secrétariat d’Insertion Suisse sera fermé à partir du 23 décembre 2024 et rouvrira le 06 janvier 2025.

Une année en chasse une autre. Alors que le froid nous pousse vers l’intérieur, les lumières des fêtes de fin d’année et ses nombreuses manifestations nous invitent à pointer le bout de notre nez et à nous rassembler. L’année 2024 a été marquée par de profonds changements pour notre association et nous allons consolider ce nouvel élan pour relever avec réussite les défis de la branche.

Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année et vous présentons nos meilleurs vœux pour l’année 2025. Que cette année soit placée sous le signe de la réussite pour vos projets professionnels et personnels. Nous sommes impatients de continuer à œuvrer à vos côtés et de vous tenir informés de l’actualité passionnante de l’insertion socioprofessionnelle.
Le secrétariat d’Insertion Suisse sera fermé du lundi 23 décembre au vendredi 3 janvier inclut.

Avec nos meilleurs vœux,
Le Secrétariat général d’Insertion Suisse
Sepala Megert, Charlotte Miani, Elisabeth Alfs-Lapraz, Lena Affolter

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Coup de projecteur sur Sepala Megert

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« La collaboration entre les acteurs est la clé de la réussite dans l’insertion »

Depuis le 1er septembre 2024, Sepala Megert occupe le poste de directeur d’Insertion Suisse. Fort de son expérience dans les domaines du handicap, de l’insertion sociale et professionnelle, il souhaite renforcer la collaboration et la coordination de tous les acteurs, clés de la réussite dans l’insertion. Dans cette interview, il partage ses réflexions sur les enjeux actuels du secteur et sa vision pour l’avenir.

Bonjour Sepala, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Depuis septembre 2024, j’ai pris mes fonctions en tant que nouveau directeur d’Insertion Suisse. Je suis né au Sri Lanka et a été adopté par une famille suisse. Par la suite, j’ai grandi à Berne, aux États-Unis et à Fribourg, où je réside actuellement. Je suis marié et j’ai deux enfants.

Que souhaites-tu apporter aux membres d’Insertion Suisse ?
Je souhaite mettre à profit mes expériences dans les domaines du handicap, du travail social et de l’insertion sociale et professionnelle pour relever les défis auxquels les membres d’AIS sont confrontés. La combinaison de l’expertise dans ces trois domaines constitue un atout pour comprendre les besoins sur le terrain de l’insertion en Suisse et les relayer à l’échelle nationale.

Pourquoi est-ce que la branche de l’insertion professionnelle te tient à cœur ?
Cette branche me tient particulièrement à cœur grâce à mes expériences sur le terrain. Par exemple, j’ai accompagné une personne dans un programme d’insertion pendant une année entière, et c’est lors de sa dernière semaine qu’elle a trouvé un travail. J’ai alors réalisé que ce succès ne dépendait pas uniquement de sa motivation et de ses propres ressources, mais aussi du soutien des professionnel·le·s de l’insertion sociale et professionnelle et des opportunités offertes par le marché du travail. C’est la combination de tous ces éléments qui a été déterminante pour son intégration.

Est-ce qu’il y a un enjeu autour de l’insertion socioprofessionnelle qui t’a touché personnellement au cours de ta carrière ?
Ce qui m’a toujours fasciné, c’est l’étroite coordination et collaboration entre les différents services et structures qui sont nécessaires pour qu’une intégration sociale ou professionnelle puisse tout simplement réussir. C’est précisément cet engagement, cet investissement et la promotion de cette collaboration qui me tiennent particulièrement à cœur.

Quels sont les 3 adjectifs qui te caractérisent le mieux ?
Extraverti, ouvert aux solutions et un petit peu bizarre !

Baisse du chômage et augmentation des cas complexes – retour sur l’Assemblée des délégués

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Baisse du chômage et augmentation des cas complexes

Les régions de Berne, Fribourg, Genève, Vaud, ainsi que celles de la Suisse orientale, du Nord-Ouest de la Suisse, du Valais et de Zurich se sont réunies le 6 novembre pour échanger sur les préoccupations actuelles du secteur de l’insertion professionnelle.

Unanimement, les régions observent que malgré une baisse générale du chômage, les organisations d’insertion ne constatent pas de diminution du nombre de bénéficiaires. Au contraire, elles font face à une augmentation des cas complexes, tandis ce que les tarifs des places en mesures d’insertion tendent à stagner, voire à diminuer selon les cantons.

Dans ce contexte difficile, il est essentiel pour le secteur de l’insertion de s’organiser pour avoir plus de poids et agir collectivement afin d’adapter les conditions-cadres à cette réalité pressante. Des groupes de travail seront formés pour définir une stratégie de lobbying nationale pour AIS.

Nous remercions Christoph Jäger de Kellerhals Carrard, qui a clôturé l’après-midi en présentant les spécificités du droit des marchés publics en Suisse, notamment le fonctionnement de l’exemption de l’obligation de mise au concours dont le secteur de l’insertion professionnelle bénéficie partiellement.

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Le Secrétariat d’Insertion Suisse déménage !

À partir du 10 octobre 2024, notre équipe vous accueillera à notre nouvelle adresse : Seilerstrasse 22, 3011 Berne.

Nous quittons la Lorrainestrasse 52 pour de nouveaux locaux, plus proche de la gare de Berne.

🔄 Nouveaux numéros de téléphone :

Notre système de téléphonie se modernise pour assurer plus de joignabilité. Voici nos nouveaux numéros de téléphones :

  • Numéro central : +41315523050
  • Sepala Megert : +41315523051
  • Charlotte Mani : +41315523052
  • Elisabeth Alfs : +41315523053
  • Lena Affolter : +41315523054

📧 Les adresses e-mail, elles, restent les mêmes, pour faciliter la continuité de nos échanges.

Nous nous réjouissons de ce nouveau chapitre et restons à votre disposition pour toute question. À bientôt à la Seilerstrasse !

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